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Après les motos qui peuvent vous emmener au bout du monde, les “unstoppable” (thème de la campagne de pub 2008), BMW s’attaque au plus vieux tour du monde. Mais pas celui que vous croyez autour de la planète. Non, celui de la nappe qu’on retire d’un coup sec de la table sans renverser le moindre verre. La marque allemande, toute fière de sa dernière bombe S1000 RR, se lâche enfin sur sa com’. Regardez ce petit clip issu de la BMW TV. A vous de voir s’il y a fake ou pas. |
| 9 mars 2010 par Flyin' Zaza |
BMW change de ton |
| 6 mars 2010 par Dadum1 |
Daytona : Au bout du rêve |
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Tellement de choses à raconter qu’un blog n’y suffit pas, mais en résumé une course à rebondissements, sous les projecteurs de l’immense Speedway de Daytona. Avant le départ, je reçois un texto d’un habitué de la course, Philippe Debarle, qui me met en garde sur le phénomène d’aspiration, piégeux lors du premier freinage après le banking. Ca n’ira pas jusque là. Au premier virage à gauche après le départ (des stands!), je choisis de rester à l’intérieur et je vois une moto voler au-dessus de la mêlée. Quatre pilotes au tapis, drapeau rouge et deuxième départ. Ce n’était que le début d’un festival de crashes plutôt spectaculaires (la seule fille inscrite, Mélissa Paris, se brisera le poignet en fin de course). De mon côté, un freinage à trois de front à l’entrée de l’infield me vaudra un passage dans l’herbe, immédiatement suivi par un autre tout-droit dans le même tour. Comme un malheur n’arrive jamais seul, je me fais sanctionner d’un ride-through pour vitesse excessive dans les stands, avant de manquer de taper le muret de la voie d’accélération. La fatigue, sans doute. Car les 200 miles, c’est quasiment deux heures de concentration extrême à cause des aspirations et dépassements incessants sur l’anneau. Les trois bretons assureront un max au changement de pneu arrière, alors que l’exercice tourne au cauchemar pour des teams américains super bien équipés mais peu habitués à l’exercice. L’auteur de la pole abandonnera ainsi sa moto dégueulant l’essence pour cause d’une vanne zénith bloquée en position ouverte, le mécanicien du team voisin laissera un doigt dans une couronne, etc. Mon pneu arrière neuf me redonne des ailes et j’améliore mon chrono des qualifs de deux secondes pleines, mais à trois tours de la fin, je découvre effaré que la température de mon moteur monte en flèche. Il monte à 121 degrés (!) dans l’Infield, avant de redescendre sur l’anneau, je décide de m’arrêter, de peur de repeindre mon pneu arrière d’huile. Et effectivement, ma botte gauche est luisante lorsque je m’arrête définitivement dans les stands, suivi par une épaisse fumée (sans doute un problème de segment). La mort dans l’âme, on béquille la R6 alors que je pointais à la 23e position. Heureusement la course touchait à sa fin et je serai classé 25e, frustré de ce dénouement mi-figue, mi-raisin. Une heure suffira à me faire revenir au bonheur d’être arrivé au bout de cette course qui a perdu de sa superbe par rapport à l’époque dorée des années 80, mais qui reste mythique pour nombre d’américains, et de petits Français… comme moi. Rien à voir avec Patrick Pons, qui y avait remporté la seule victoire tricolore voici exactement trente ans. C’était aussi sur une Yamaha flanquée d’un numéro à trois chiffres, mais la comparaison s’arrête là. Avoir suivi (de loin) ces traces est un honneur. Le résumé complet sera à lire dans Moto journal du 18 mars. |
| 5 mars 2010 par Dadum1 |
Daytona, qualif’ dans la douleur |
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Une session libre sur l’anneau les yeux écarquillés et hop, déjà les qualifs ! La première tôt le matin, la seconde une fois la nuit tombée, dans les deux cas les bandes blanches glissouillent et je les éviterai soigneusement. Aussi improbable que cela paraisse, ça caille pas mal en Floride, qui subit son hiver le plus froid de la décennie. Le ciel est tout de même grand bleu quand la cinquantaine de 600 s’élancent, en deux groupes. D’abord la moitié la plus rapide des essais libres… donc sans moi. Rassemblant ce qu’il me reste de courage, c’est-à-dire pas grand-chose, je me décide enfin à monter le plus haut possible sur le banking pour pouvoir ensuite fondre comme un aigle en piqué sur les virages de l’intérieur du circuit. 1′59′2, puis 1′58′4 : Succès mitigé… Je ne laisserai qu’une poignée de pilotes derrière moi à l’issue des deux séances, ne profitant d’aucune aspiration pour gagner de précieuses secondes. Je pointe donc dans le fond de grille, derrière une quarantaine de dingos de l’anneau. La qualif largement acquise compense cette déception, mais je ne trouve pas de réglages qui me permettent d’empêcher la R6 de me secouer dans tous les sens sur le banking. Le réservoir me tape tellement souvent - et violemment - dans le thorax que j’ai été obligé d’acheter une plaque de protection ventrale (d’autres recouvrent de mousse leur réservoir). La démultiplication plus courte me permet de prendre quasiment 16 000 tours à l’aspi et mon moteur me paraît suffisant pour rivaliser avec mes adversaires américains (plus un italien, un brésilien, un canadien). La solution pour gagner du temps aurait été de trouver un sparing-partner, mais le seul qui m’a proposé des aspirations mutuelles (no comment) était l’un des rares à rouler moins vite, hélas… Demain, un p’tit warm-up en début d’aprem et la course à 20 heures ! Notre système de ravitaillement est enfin prêt et les mécanos qui font l’assistance de Mig au Tourist Trophy (Romjé, P’tit Guy et Paco) sont arrivés en camping-car comme à la parade. Ca va être chaud sur l’anneau… PS : j’anticipe les réactions sur le casque bleu… c’aurait dû être un Ben Spies replica rouge, mais les normes Snell en cours aux USA m’ont contraint à porter un casque que Lolo avait dû acheter dans l’urgence aux Etats-Unis. Merci à lui, le contrôle technique a suffisamment été galère… |
| 4 mars 2010 par Dadum1 |
Daytona, épisode 2 |
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Ca y est, la R6 numéro 170 estampillée Moto journal s’est enfin élancée hier soir sur le banking de Daytona, pour 27 tours sans problèmes. La première séance d’essais libres avait tourné court pour des questions d’injection, mais la séance nocturne était la bonne. Une heure et demie de peur pour le pilote, qui vous salue bien bas, avec des tours de deux minutes les yeux écarquillés pour chercher des trajectoires alors que les top guns américains s’attachent à raser les moustaches de rookies sur l’ovale. L’ovale, on y monte de manière peu naturelle, avant d’ouvrir en grand (le seul conseil que j’ai pu glaner…), en restant au plus près du mur pour plonger dans l’aspi du premier qui double. La R6 du team mexicain Chunga Racing prend avec peine 15 000 tours, et après une trentaine de tours, le pneu arrière spécifique Dunlop est bon à changer, déchiqueté du côté gauche. La visibilité est plutôt mauvaise, malgré les nombreux éclairages. |
| 3 mars 2010 par Dadum1 |
Daytona, début d’une aventure |
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J’étais resté relativement discret sur ce projet, tant l’entreprise était hasardeuse. Maintenant ça se précise, les premiers essais sont dans quelques heures et tout paraît possible. Avec Riton, Juan-Jorge et Rafael, les mexicains qui m’aident dans cette aventure, nous avons investi le box #39 à l’intérieur du mythique anneau de Daytona. Renseignement pris auprès des pilotes locaux, le conseil pour rouler efficace sur le banking est simple : “wide open !” J’ai hâte de voir ça. Je vous donne très vite des news. |







